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19 juillet 2026 · Vision · Dakar

Ce que Fann Hock a mis dans mes coupes

Un quartier de Dakar où les tailleurs travaillent portes ouvertes sur la rue. J'y ai appris que le vêtement se fait devant les gens, pas à l'abri d'eux.

À Fann Hock, l'atelier donne sur la rue. On travaille avec le bruit, la poussière, les passants qui s'arrêtent pour regarder. Au début, ça me gênait. Maintenant je ne saurais plus coudre autrement.

Cette proximité change ce qu'on fabrique. Quand quelqu'un peut s'asseoir à côté de vous pendant que vous coupez, il vous dit des choses qu'il ne dirait jamais dans une boutique : que la manche le serre, que ce vert lui rappelle un mariage, qu'il voudrait la même chose mais plus longue.

La plupart des pièces de la maison sont nées comme ça, dans une conversation. C'est pour cette raison que la commande passe encore par un message et pas par un bouton « ajouter au panier ». Ce n'est pas de la nostalgie : c'est la façon dont le vêtement se décide ici.